Quelles différences entre auxiliaire de vie et aide à domicile ?
Publié le 11 mai 2022, modifié le 3 avril 2024 par Alexa MullerDans une société où l’on vit de plus en plus longtemps, le secteur du service à la personne est en pleine expansion. Personnes âgées et personnes porteuses de handicap peuvent ainsi se voir aidées dans leur quotidien par le biais d’auxiliaires de vie ou bien encore d’aides à domicile. Encore faut-il faire la distinction entre les deux. En effet, si ces deux professions semblent étroitement proches et semblables, il existe cependant un certain nombre de différences qui les rendent bien distinctes.
Une auxiliaire de vie pour un accompagnement médicalisé des gestes quotidien
L’auxiliaire de vie accompagne les personnes en perte de mobilité, que ce soit en raison de leur âge ou bien d’un handicap invalidant. Elle leur permet d’effectuer des gestes du quotidien qu’elles ne seraient pas en mesure de réaliser seules grâce à un diplôme paramédical délivré par l’État. Ces gestes, sans rapport avec l’entretien du lieu de vie de la personne à mobilité réduite, sont d’ordre plus délicat puisqu’il peut s’agir d’une aide à la toilette ou à l’habillement, d’un accompagnement physique en cas de déplacement ou de changement de position par exemple.
L’auxiliaire de vie peut également être sollicitée pour préparer les repas ou encore aider la personne en perte d’autonomie à se nourrir lors de la prise de ceux-ci. L’ensemble de ces tâches ou plutôt de ces soins nécessite donc bien une formation paramédicale qu’il est possible de suivre auprès de différents organismes. L’auxiliaire de vie peut être amenée à exercer dans le milieu hospitalier, au sein de structures médicales comme les EHPAD ou bien directement au domicile de ceux qui ont besoin d’aide au quotidien.
Il est véritablement question de donner à ces personnes à mobilité réduite un accès à la dignité, en les maintenant chez elle quand cela est possible ou non. L’intervention des auxiliaires de vie est alors quotidienne. D’autres auxiliaires de vie se rencontrent également dans le milieu scolaire lorsque cela concerne des élèves porteurs de handicap ou de troubles nécessitant un accompagnement au-delà des simples apprentissages scolaires.
Une aide à domicile pour la gestion des tâches courantes et ménagères
Si la fonction d’auxiliaire de vie nécessite l’obtention d’un diplôme paramédical délivré par l’État, le poste d’aide à domicile est tout autre. Et pour cause, cette dernière n’effectue en rien les mêmes tâches.
Les missions qui lui sont attribuées ne touchent pas physiquement ou directement à la personne mais plutôt à l’environnement dans lequel elle vit et évolue au quotidien. Elle n’est ainsi donc pas formée à la prise en charge de personne à mobilité réduite qu’il conviendrait de soulever, déplacer ou laver mais elle est sollicitée pour maintenir leur lieu de résidence favorable à de bonnes conditions de vie.
Elle se verra donc confier des tâches telles que la réalisation du ménage tant que cela ne consiste pas à soulever des objets lourds, l’approvisionnement des courses, la préparation des repas, l’entretien du linge ou encore la gestion des papiers administratifs.
Elle n’intervient donc en aucun cas dans la dispense de soins médicaux. La fréquence de ses interventions est à définir selon les besoins de la personne en perte d’autonomie. Elle peut ainsi être ponctuelle même si le plus fréquent reste tout de même des interventions plusieurs fois par semaine afin de maintenir une continuité et un confort pour la personne faisant appel aux services de l’aide à domicile.
Autre point qui différencie l’aide à domicile de l’auxiliaire de vie, son accessibilité. En effet, si de nombreuses qualités humaines et éthiques sont requises chez les aides à domicile, il n’est en revanche demandé aucun diplôme particulier. Certaines formations existent cependant et sont un réel plus apprécié tant par les organismes qui recrutent que par les personnes bénéficiant de ses interventions.
Les deux différences majeures entre l’auxiliaire de vie et l’aide à domicile résident donc dans la nature des missions effectuées (médicales pour l’une, ménagères et courantes pour l’autre) ainsi que dans le niveau de qualification exigé pour exercer (diplôme d’État contre formation non systématique).

